Thursday, November 15, 2018

MALAYSIA – MALAISIE
The Senoi of Malacca – Bärenreiter Musicaphon BM 30 L 2561 – photographs and recordings by Hans Oesch, 1963 (LP)







I first heard of the Senoi people from the liner notes on Jon Hassell’s groundbreaking 1981 Dream Theory in Malaya LP, recorded in collaboration with Brian Eno. The album was named after “a paper by the visionary anthropologist, Kilton Stewart, who in 1935 visited a remarkable highland tribe of Malayan aborigines, the Senoi, whose happiness and well-being were linked to their morning custom of family dream-telling—where a child’s fearful dream of falling was praised as a gift to learn to fly the next night and where a dream-song or dance was taught to a neighboring tribe to create a common bond beyond differences of custom.”

Kilton also observed*: “The absence of violent crime, armed conflict, and mental and physical diseases in their own society can only be explained on the basis of institutions which produce a high state of psychological integration and emotional maturity, along with social skills and attitudes that promote creative, rather than destructive, inter-personal relations.”

This 1963 recording captures the Senoi people living in the dense tropical forest of the Malaccan peninsula, which for centuries shielded their way of life and culture from outside influences.

The LP features deep Jew’s harp playing (A1, A2), transverse flute (A3, A4), bamboo zither (A5, A6), nose-flute and fipple-flute (A7, A8, A9, A12), a ritual dance song (B1), a shaman’s dance song (B2), and a shaman’s ritual dream song (B3).

J’ai entendu parler de la tribu des Senoïs pour la première fois en lisant les notes de la pochette du disque extraordinaire Dream Theory in Malaya réalisé par Jon Hassell en collaboration avec Brian Eno.  L'album porte le nom d'un « écrit de l'anthropologue visionnaire Kilton Stewart, qui en 1935 entra en contact avec la remarquable tribu malaise des Senoi, dont le bonheur et le bien-être étaient directement liés à leur coutume matinale où chaque membre de la famille, y compris les enfants, évoque ses rêves dont on interprète la signification : le rêve effroyable d'un enfant en train de chuter, par exemple, était perçu comme l’invitant à apprendre à voler la nuit suivante dans son rêve éveillé ; une chanson ou une danse apprise pendant un rêve lucide est partagée avec une tribu voisine afin de renforcer des liens qui transcendent les différences culturelles. »

Kilton Kilton a également écrit *: « L’absence de violence, de guerres et de maladies physiques et psychiques dans cette société est due aux valeurs et aux institutions favorisant la généralisation d’un haut niveau d’intégration psychologique et de maturité émotionnelle, ainsi que des facultés et des attitudes sociales de nature à favoriser des relations interpersonnelles créatives plutôt que conflictuelles. »

Ces enregistrements de 1963 sont réalisés auprès de tribus Senoïs vivant dans la dense forêt tropicale de la péninsule Malaise, qui depuis des siècles avait protégé leurs mode de vie et leurs cultures contre les influences extérieures.

L’album comprend une guimbarde avec des vibrations rythmées dans les basses (A1, A2), une flûte traversière (A3, A4), une cithare en bambou (A5, A6), une flûte à bec et une flûte à conduit (A7, A8, A9, A12), une chanson pour une danse rituelle (B1), une chanson pour une danse de chaman (B2), et une chanson rêvée lors d’un rituel chamanique (B3).
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*Dream Theory in Malaya written by Kilton Stewart, 1935

Jon Hassell’s Dream Theory in Malaya, 1981 (highly recommended)




Saturday, November 10, 2018

MOROCCO – MAROC
Al Aloua music – Unknown Artist – Voix d’Al Aloua – Al Kassit Production and Distribution (Cassette)
MusicRepublic MOROCCO – MAROC Al Aloua music – Unknown Artist – Voix d’Al Aloua – Al Kassit Production and Distribution

Traditional Moroccan music Aloua Aita in Arabic Musique Traditionnelle marocaine en langue arabe

Traditional Moroccan music Aloua Aita in Arabic Musique Traditionnelle marocaine en langue arabe

A few weeks ago, my friend João excitedly called me about some 40 cassettes from the Maghreb he'd unearthed in a flea market, including a fabulous unmarked recording from Morocco. Luckily, another friend, R, put me in contact with Hajar in Morocco, whose father kindly identified the music as that of Al Aloua—a popular music subgenre of al Aita—a traditional Moroccan music and poetry in the Arabic language from the region between Casablanca-Settat and Rabat-Kenitra.

The brilliant music performed here—featuring a bowed violin, an unidentified plucked stringed instrument, a male singer, female singers, and percussion—displays deep, fascinating and quirky interlaced sounds and moods, at once reflective and forceful.

Il y a quelques semaines, mon ami João m'a appelé pour m’annoncer qu’il venait de dénicher une quarantaine de vieilles cassettes du Maghreb dans un marché aux puces, y compris un fabuleux enregistrement non identifié du Maroc. Fort heureusement, mon ami R a contacté Hajar au Maroc, dont le père a eu l’amabilité d’identifier la cassette en question : de la musique al Aloua – un sous-groupe de musique al Aita – un art musical et poétique populaire traditionnel du Maroc en langue arabe en provenance du centre-ouest du pays, autour de l'axe Casablanca-Settat jusqu'à Rabat et Kenitra. 

Cette 
musique brillante – comprenant un violon à archet, un instrument à cordes pincées non identifié, un chanteur, des chanteuses et des percussions – tisse des sonorités et des atmosphères sinueuses fascinantes, à la fois contemplatives et dynamiques.


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The above photograph is from La Peinture Arabe by Richard Ettinghausen, Skira, 1962: 
The Dancer (Hercules), Ceuta, Morocco, 13th century, from The Book of Constellations, or Book of Fixed Stars, (كتاب صور الكواكب‎ kitab suwar al-kawakib), a 10th-century text on astronomy written by Abd al-Rahman al-Sufi.

La photo ci-dessus est tirée de La Peinture Arabe de Richard Ettinghausen, Skira, 1962 :
Le Danseur (Hercule), Ceuta (Maroc), XIIIe siècle, d'après le Traité des Etoiles Fixes (كتاب صور الكواكب‎ Kitâb Souwar al-kawâkib ath-thâbita) écrit par Abd al-Rahman al-Sufi au Xe siècle.


Recommended ressources on al Aita music:

(en français/in French)

http://moroccantapestash.blogspot.com

Tuesday, November 6, 2018

ROMANIA – ROUMANIE
Ion Matache – Electrecord EPD 1269, released 1969 (Vinyl 10", 33 RPM)
(1905-1957)
violin Ion Matache Traditional Romanian Music Musique Roumaine Traditionnelle

violin Ion Matache Traditional Romanian Music Musique Roumaine Traditionnelle

violin Ion Matache Traditional Romanian Music Musique Roumaine Traditionnelle

violin Ion Matache Traditional Romanian Music Musique Roumaine Traditionnelle

Ion Matache, born in the Arges region of Muntenia, some 80 km (50 mi) northeast of Bucharest, learned to play violin from Stan Talos, a local musician. The precocious virtuoso quickly established himself on the music scene, playing the violin with local taraf bands at events like marriages to accompany dancing. Matache performed live on Radio Bucharest for the first time in 1934 and played with many famous folk musicians and singers throughout his career. Along with violonist Alexandru Cercel (1883-1970), Matache was one of the greatest folk artists to hail from the Arges region. The rich traditional Romanian musics from regions like Moldavia, Transylvania and Maramures, which have produced many great soloists on instruments like the taragot (a type of clarinet), brass instruments, accordion, panpipes, and drums, remain popular to this day in a country where people are still attached to their regional cultures.

This lovely LP of orchestrated folk music showcases Matache’s lyrical and fluid violin playing.

Ion Matache, né dans la région d'Arges en Munténie, situé à environ 80 km au nord-est de Bucarest, a appris à jouer du violon auprès du musicien Stan Talos. Le virtuose précoce s’est rapidement imposé sur la scène musicale, jouant du violon avec des groupes tarafs locaux lors de mariages, par exemple, pour accompagner la danse. Ion Patache s'est produit pour la première fois en direct sur Radio Bucarest en 1934 et a accompagné de nombreux musiciens et chanteurs populaires célèbres tout au long de sa carrière. Avec le violoniste Alexandru Cercel (1883-1970), Matache est l'un des plus grands artistes folkloriques issu de la région d'Arges. Les riches musiques traditionnelles roumaines de régions telles que la Moldavie, la Transylvanie ou les Maramures – qui ont produit de nombreux grands solistes sur des instruments tels que le taragot (un type de clarinette), les cuivres, l'accordéon, la flûte de pan ou les tambours – sont toujours populaires en Roumanie où les gens demeurent attachés à leurs cultures régionales.

Ce bel album de musique folklorique orchestrée présente le jeu fluide et lyrique du violon de Matache.

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MP3


The photographs below are from Musiques en Fête - Maroc, Sardaigne, Roumanie by Bernard Lortat-Jacob, Société d'Ethnologie, 1994:


MusicRepublic ROMANIA – ROUMANIE Ion Matache – Electrecord EPD 126


MusicRepublic ROMANIA – ROUMANIE Ion Matache – Electrecord EPD 126

Wednesday, October 31, 2018

INDIA – INDE
Nikhil Banerjee – Raag Hemant, Raag Bhatiyar – HMV EASD 1342 – recorded in 1969 (LP)
(1931-1986)
North Indian music Raga Sitar Hindustani musique d'Inde du Nord

North Indian music Raga Sitar Hindustani musique d'Inde du Nord

North Indian music Raga Sitar Hindustani musique d'Inde du Nord

North Indian music Raga Sitar Hindustani musique d'Inde du Nord


We present the brilliant sitarist Nikhil Banerjee, who found his own powerful expression alongside superstars Vilayat Khan and Ravi Shankar. The great Baba Allauddin Khan (1862-1972) quickly recognized his prodigious talent after meeting the teenager in 1947 and accepted him as his pupil. The venerable guru’s son, sarod master Ali Akbar Khan (1922-2009), would later continue Banerjee’s training.

The maestro, who died prematurely at age 54, released only a limited number of albums during his lifetime. Luckily the labels Raga Records and Chhanda Dhara posthumously published many remarkable live performances capturing him at the height of his powers.

This LP, featuring Karamatullah Khan (1917-1977) on tabla, is one of the artist’s early recordings, which exemplifies his extraordinary mastery of melody and rhythm combined with free-flowing emotion, depth, nuance and vitality.

Whenever you play a raga, begin with worshipping and welcoming it. Imagine it to be a deity. Bow down and pray that it should have mercy on you and it should become alive through your medium. Never approach a raga with a feeling of pride or vanity in your heart. Music grows out of the purest feelings of your soul and hence the mind of the musician, if only purified, can produce the vibration.”
Nikhil Banerjee

Nous présentons ici le brillant sitariste Nikhil Banerjee qui a imposé son propre style aux côtés des superstars Vilayat Khan et Ravi Shankar. Après avoir rencontré l'adolescent en 1947, le grand Baba Allauddin Khan (1862-1972) a rapidement reconnu son talent prodigieux et l'a accepté comme disciple. Le fils du vénérable guru, le maître du sarod Ali Akbar Khan (1922-2009), poursuivra ensuite l’éducation de Nikhil Banerjee.

Le maestro, décédé prématurément à l'âge de 54 ans, n'a produit qu'un nombre limité d'albums de son vivant. Fort heureusement, les labels Raga Records et Chhanda Dhara ont publié à titre posthume de nombreux concerts remarquables montrant le Pandit au sommet de son art.

Cet album, avec Karamatullah Khan (1917-1977) aux tablas, est l’un des premiers enregistrements de l’artiste qui illustre parfaitement son extraordinaire maîtrise de la mélodie et du rythme, alliée à une émotion fluide, une profondeur subtile et une grande vitalité.

« Avant de jouez un raga, commencez donc par l'accueillir et le vénérer comme s'il s'agissait d'une divinité. Prosternez-vous et priez pour que le raga vous accorde sa miséricorde et qu'il prenne vie à travers votre musique. N'abordez jamais un raga avec un sentiment de fierté ou de la vanité dans votre cœur. La musique naît des sentiments les plus purs de votre âme et, par extension, de l'esprit du musicien, qui, s'il est purifié, peut alors produire la bonne vibration. » 
Nikhil Banerjee

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The photographs below are from The Art of Tantra by Philip Rawson, Thames & Hudson, 1978; Le Folklore Musical by Alain Gobin, Editions Garamont-Archimbaud, 1988; and Art des Indes - Miniatures Mogholes by George Lawrence, Fernand Hazan, 1963:


The Art of Tantra by Philip Rawson, Thames & Hudson, 1978



Le Folklore Musical by Alain Gobin, Editions Garamont-Archimbaud, 1988


Art des Indes - Miniatures Mogholes by George Lawrence, Fernand Hazan, 1963

Monday, October 29, 2018

GHANA / TOGO / THE GAMBIA – GAMBIE
African Journey – A Search for the Roots of the Blues Volume 2  – Sonet SNTF 667, recorded by Samuel Charters, 1974 (LP)
African Music Roots Tribal Griot Musique Africaine Racines du Blues


African Music Roots Tribal Griot Musique Africaine Racines du Blues

African Music Roots Tribal Griot Musique Africaine Racines du Blues

African Music Roots Tribal Griot Musique Africaine Racines du Blues

Samuel Charters (1929-2015) was an American music historian, writer, record producer, musician and poet with a keen interest in folk, jazz and blues. Charters published the seminal The Country Blues in 1959 and was instrumental in the resurgent interest in blues and folk in the 1960s expressed by artists and bands like John Lee Hooker, Muddy Waters, Cream, The Rolling Stones and Bob Dylan. Charters also recorded many jazz and blues artists, as well as two LPs of the Bahamian folk guitarist Joseph Spence on the Folkways label.

His interest in black music led the ever-inquisitive and passionate Charters to seek out the roots of these African-American musics in West Africa, and he released two scintillating field recordings on the Swedish label Sonet. Here, we present Volume 2, which touches the roots of gospel, blues and jazz in village brass bands from Ghana that are eerily reminiscent of the wailing sounds of the New Orleans brass bands of old (A1, A3), hymns by the Anyinam St. Cecilia Singing Band from Ghana (A5, B1), griot music on the kora and xalam from The Gambia (A2, A4, B3), music from the Frafra people, Ghana (B2) and drumming from the Ewe people, Togo (B4).

“The musical cultures of West Africa have been one of the richest sources of the music of the United States and of Central and South America and the Caribbean. It was the blending of African vocal techniques and rhythmic concepts with European harmonic forms and rhythms that produced the spiritual, the blues, ragtime and jazz. It was not only styles of music that made the long passage to America, but instruments as well – like the halam, which became the banjo, and the balafon which became the xylophone. These recordings were made during extended journeys among the peoples of West Africa whose lives and culture have become part of the cultural history of America.”
Samuel Charters

Samuel Charters (1929-2015) était un historien de la musique, un écrivain, un producteur de disques, un musicien et un poète américain passionné par le folk, le jazz et le blues. Il a notamment publié The Country Blues en 1959 et a joué un rôle important dans le regain d’intérêt pour le blues et le folk dans les années 1960, qui verra le succès de groupes et d'artistes comme John Lee Hooker, Muddy Waters, Cream, The Rolling Stones ou Bob Dylan. Samuel Charters enregistra également de nombreux artistes de jazz et de blues sur son propre label, ainsi que deux disques du guitariste folk des Bahamas Joseph Spence sur le label Folkways.

La passion et la curiosité de Samuel Charters pour la musique noire l'ont amené à voyager en Afrique de l'Ouest à la rechercher des racines de ces musiques afro-américaines, dont il a tiré deux albums pertinents sur le label suédois Sonet. Nous présentons ici le volume 2, qui présente les racines africaines du gospel, du blues et du jazz avec des fanfares dans des villages au Ghana, qui rappellent étrangement les sons gémissants des anciennes fanfares à la Nouvelle-Orléans (A1, A3), des hymnes du Anyinam St. Cecilia Singing Band du Ghana (A5, B1), de la musique de griot sur la kora et le xalam de Gambie (A2, A4, B3), de la musique Frafra du Ghana (B2) et des percussions Ewés du Togo (B4).

« Les cultures musicales de l’Afrique de l’Ouest ont été l’une des sources d'inspiration les plus riches des musiques aux États-Unis, en Amérique Latine et aux Caraïbes. C'est le brassage des techniques vocales et des concepts rythmiques africains avec des formes harmoniques et des rythmes européens qui ont produit le gospel, le blues, le ragtime et le jazz. En plus de ces styles musicaux, des instruments - comme le halam et le balafon qui sont respectivement devenus le banjo et le xylophone - ont également effectué le voyage vers les Amériques. Ces enregistrements ont été réalisés au cours de séjours prolongés en Afrique de l'Ouest, dont les cultures font désormais partie intégrante de l'histoire culturelle des États-Unis. »
Samuel Charters

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Wednesday, October 24, 2018

RAJASTHAN
Flûtes du Rajasthan – Le Chant Du Monde LDX 74645 – photographs and recordings by Geneviève Dournon-Taurelle, 1977 (LP)
Rajasthani flute drone

Rajasthani flute drone

Rajasthani flute drone

Rajasthani flute drone

Rajasthani flute drone

Rajasthani flute drone

Rajasthani flute drone

Rajasthani flute drone

Rajasthan, the Land of Kings, lies in northwestern India on the border of Pakistan. Its inhospitable Thar Desert is populated by small herding and farming communities who must often travel to find pastures for their livestock. Like many other pastoral peoples in the world – the Fulani in West-Africa, the indigenous Peruvians or the people of the Balkans – flute playing is one of their favorite pastimes and is at the heart of their culture and identity.

This remarkably well-recorded LP showcases the oblique narth flute accompanied by a drone produced by the narth player’s throat, which at times turns into a deep hoarse voice (side A); and the satara double flute, one of the flutes acting as a drone, and the other playing the melody (side B). The seemingly uninterrupted flow of music is achieved through circular breathing techniques – breathing through the nose and exhaling at the same time. This was a technique jazz virtuoso Rashaan Roland Kirk (1935-1977) excelled in, playing up to three reed instruments at once without ever needing to catch his breath!

The musicians performing here – Karna Ram Bhil (A1-A3) and Ahmed (A4) on narth flute and voice/drone, and Pura Ram (B1), Rijmal (B2), and Dodha Langa (B3) on satara double flute – all create fascinating melodies, sound textures and harmonics.

Le Rajasthan, « le pays des rois », situé dans le nord-ouest de l’Inde, à la frontière du Pakistan, abrite le rude désert du Thar peuplé de petites communautés vivant essentiellement de l’élevage et devant souvent parcourir de longues distances pour trouver des pâturages pour leurs cheptels. Comme d'autres peuples pastoraux dans le monde 
 tels que les Peuls en Afrique de l'Ouest, les Indiens du Pérou ou dans les Balkans – la flûte est l'un de leurs passe-temps préférés, au cœur de leur culture et de leur identité. 

Ce disque remarquablement bien enregistré présente la flûte narth accompagnée par un bourdon émis par la gorge du musicien, qui se transforme parfois en bourdon vocal (Face A); et la double flûte satara, avec l’une des flûtes jouant le rôle de bourdon (Face B). Ce flux de musique apparemment ininterrompu est rendu possible par la maîtrise de la respiration circulaire  respirer par le nez tout en expirant en continu (une technique dans laquelle le jazzman virtuose Rashaan Roland Kirk (1935-1977) excellait, jouant jusqu'à trois instruments simultanément sans jamais avoir besoin de reprendre son souffle !).

Les musiciens ici  Karna Ram Bhil (A1-A3) et Ahmed (A4) sur la flûte narth et la voix / bourdon, et Pura Ram (B1), Rijmal (B2) et Dodha Langa (B3) sur la double flûte satara  créent tous des mélodies, des textures sonores et des harmoniques fascinantes.

Thank you João for sharing this LP!
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Rajasthani flute drone



Rajasthani flute drone



Rajasthani flute drone



Rajasthani flute drone



Rajasthani flute drone



Rajasthani flute drone



During the time we lived in New Delhi in the mid-sixties, my parents found this colorful vintage painting on canvas (97 cm x 49 cm) in nearby Rajasthan for my bedroom; it hung right over my bed until I was 14. I remember looking up and losing my gaze in it, wondering why this battle scene paradoxically didn't convey a sense of violence or sadness. There is balance, precision and detachment here; things are conveyed on a symbolic plane. It was funny to see this Rajasthani folk artwork again after decades in storage.


Rajastani popular art painting on canvas